mardi 25 octobre 2011

Le Liban avance dans le classement mondial sur la microfinance

Dans son dernier rapport, l'Economist Intelligence Unit (EIU) a classé le Liban au 38e rang mondial parmi 55 pays en termes d'environnement propice à la microfinance. Le Liban a ainsi amélioré sa position dans le classement par rapport à 2010 où ce dernier figurait au 49e rang. Avec un score de 33,5, le Liban se place ainsi au-dessus de la moyenne des pays de la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (MENA) inclus dans l'étude (32,2 points), mais en dessous de la moyenne mondiale qui s'établit à 41,5 points.

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L'étude de l'institut de recherche affilié à la revue britannique The Economist a classé 55 pays du monde en fonction de l'environnement des affaires propice à la microfinance. Le score attribué aux pays est calculé en additionnant les pratiques réglementaires de chaque État aux instances soutenant la microfinance moins le facteur d'ajustement. Ce dernier est basé sur le score de stabilité obtenu par chaque pays et représente l'impact que pourrait causer un choc politique ou une faible gouvernance sur l'environnement de la microfinance.

Dans le monde, le Liban s'est ainsi placé avant la Chine et le Sénégal alors qu'il s'est fait devancer par le Maroc et Madagascar. Parmi les pays du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord, le Liban s'est en revanche placé avant l'Égypte et le Yémen. En termes de cadre réglementaire, le Liban s'est classé au 42e rang parmi les 55 pays du classement avec un score de 37,5. Dans cette catégorie, la place du Liban est restée inchangée par rapport à 2010. Par ailleurs, le Liban a été classé au 25e rang dans la catégorie relative au cadre réglementaire avec un score de 35.

Les obstacles à la microfinance au Liban

En ce qui concerne les pratiques de régulation, l'Economist Intelligence Unit a souligné que les institutions de microcrédits non règlementées au Liban rencontrent des obstacles si elles souhaitent se former et fonctionner. Celles qui sont réglementées ont toutefois une capacité limitée à contrôler et superviser les entreprises de microfinance. Le rapport indique en outre que les normes nationales de comptabilité existent au Liban mais ne sont respectées que par les institutions de microcrédits. Quant à savoir si les règlementations en matière de technologie en place dans le pays permettent l'innovation dans la microfinance, comme dans le secteur de la téléphonie mobile, l'EIU a souligné que l'environnement s'améliore et que les activités sont actuellement dans une phase pilote. Il convient enfin de préciser que le pays a été épargné de tous les troubles politiques susceptibles d'affecter les opérations de microfinance, toujours selon le rapport, cité par le Lebanon Weekly Monitor de la Bank Audi.

Source : L'Orient Le Jour

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